à fleur de cou
Le cou et la nuque sont à mes yeux les territoires les plus féminins. Les plus subtiles, les plus sensuels aussi – mais d’une sensualité discrète, presque secrète. C’est là que se joue la posture. Là que l’on perçoit la grâce. Là que le regard s’attarde sans toujours savoir pourquoi. Tout le mystère de cet espace minuscule, à la frontière entre le visible et l’intime mais chargé de pouvoir.
Le col n’est plus un simple accessoire mais un point de pouvoir. Il accompagne le mouvement de la tête, la ligne de la nuque. Il transforma l’allure, il suggère plus qu’il n’impose. C’est précisément cette tension qui m’intéresse : créer quelque chose de fort, sur un espace minime. Faire du détail un manifeste.
Alors si mes aïeux setarguaient d’habiller la cour du roi, il m’amuse de penser qu’aujourd’hui cesont mes cols qui font la cour – à un autre royaume bien plus vaste, celui desfemmes s’affirment leur allure, leur audace, leur liberté
Des cols comme destalismans, à la fois discrets et puissants, comme une signature que l’onchoisit chaque matin.